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Depuis quelques temps, il ne se passe plus un salon sans
que Mazda ne dévoile un nouveau concept-car. Les équipes
de Laurens van den Acker, le patron du design de la firme
d'Hiroshima, travaillent à plein régime pour
faire évoluer la signature esthétique de Mazda.
Un résultat encore peu visible dans la production
de série, si l'on compare les nouvelles Mazda 2 et
Mazda 6 à la ribambelle de prototypes qui ont éclos
ces derniers mois : les Nagare, Ryuga et Hakaze. Il faut
dire que ces concept-cars osent des styles extravertis, un
peu trop hors du commun pour être fabriqués
en série et commercialisés au grand public.
Ce n'est pas le nouveau Mazda Taiki qui changera cette tendance.
Ce prototype de coupé franchit même une nouvelle étape
dans la créativité sans tabous des designers
maison, au point d'évoquer les « dream cars » que
les constructeurs américains réalisaient dans
les années cinquante pour la simple beauté du
geste.
Officiellement, le Taiki indique pourtant « une
orientation possible pour une future génération
de sportives Mazda ». Sachant qu'il embarque un moteur
rotatif totalement inédit, pas besoin d'être
grand clerc pour comprendre que ce concept-car dévoile
quelques indices quant au style de la remplaçante
de la Mazda RX-8...
Alors bien évidemment, les roues arrière
déportées paraissent peu réalistes,
mais en revanche les icônes du design Nagare, ces
formes complexes qui suggèrent l'écoulement
des flux aérodynamiques le long de la carrosserie,
ont toutes leurs chances de se retrouver sur le modèle
définitif.
En tous cas, ce design à priori empirique – qui
n'est pas sans évoquer dans sa philosophie le Streamline
qui fit fureur dans les années 30 – donne
de jolis résultats sur le Mazda Taiki. En soufflerie,
le concept-car dévoile un Cx de 0,25 seulement !
Le tout, avec une portance nulle qui doit assurer une excellente
stabilité à hautes vitesses.
Parmi les petites astuces esthétiques, il faut noter
les fines rampes de diodes électroluminescentes
insérées dans la calandre, ou encore les étonnants
feux arrière dont la lumière semble surgir
de la carrosserie elle-même. Quant aux portières,
elles basculent vers l'avant, façon élytre.
La classe !
Le style intérieur est aussi déroutant que
celui de l'extérieur. Le toit vitré orné d'un
treillis sombre abrite en effet un habitacle qui ne déparerait
pas dans un film de science-fiction façon « Alien ».
L'intérieur semble être « coulé » autour
des passagers à la manière d'un torrent de
lave ! Les habillages en cuir (noir côté conducteur,
blanc côté passager) sont revêtus de motifs
calligraphiques évoquant ici encore les flux aérodynamiques.
Ces motifs sont réalisés à l'aide d'une
peinture brillante contenant des pigments métalliques.
Quant à l'instrumentation, elle surprend elle aussi
: le compte-tours est ici remplacé par une rampe de
diodes rouges courant de chaque côté du conducteur
et remontant jusqu'au sommet de la planche de bord. De quoi
symboliser les « battements de coeur » du moteur
rotatif Renesis X16 de nouvelle génération,
annoncé plus sobre et plus souple.
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